Interview de Rob Stewart, l'homme qui nage avec les requins :






Synopsis :

 Depuis l’enfance, Rob Stewart se passionne pour les requins. À tel point qu’il est devenu biologiste et photographe sous-marin afin de pouvoir nager avec eux, décrypter leur mystère et déconstruire le mythe du requin mangeur d’hommes. Ce mythe, entièrement fabriqué, serait selon lui responsable de l’indifférence qui entoure, un peu partout dans le monde, le massacre de la population de requins à des fins commerciales. Du Costa-Rica aux Îles Galapagos en passant par le Guatemala, Stewart et l’équipage de l’activiste des mers Paul Watson tentent de dénoncer et de mettre en échec les braconniers à la solde de mafias asiatiques soutenues par des gouvernements corrompus. Il y va de l’équilibre écologique de la planète.

Rob Stewart nous montre un animal bien loin des légendes meurtrières ou de la peinture hollywoodienne usuelle. Rarement l’animal n’aura été filmé aussi sereinement. Et s’ajoute à la majesté du spectacle, une mine d’informations qui fait voler en éclat tous nos préjugés.

Sharkwater Malgré la maturité sexuelle très tardive de l’animal (25 ans), celui-ci est un des plus anciens que la Terre ait jamais porté. Ainsi, le requin est le gardien des mers et le régulateur de sa faune depuis plus de 400 millions d’années. C’est à son contact que se sont formées et développées les espèces aujourd’hui habitant nos fonds marins. Très peu d’espèces de requins ont la possibilité de se nourrir autrement qu’en gobant des poissons dont la taille n’excède pas celle de leur bouche et ils sont de toutes façons assez intelligents pour ne pas perdre de temps et d’énergie à chasser des êtres qu’ils auraient un mal fou à consommer. C’est une des raisons pour lesquelles l’homme ne présente pour lui qu’un intérêt extrêmement limité, et que ces attaques sont principalement dues à des erreurs de jugement de l’animal, l’humain ressemblant parfois de loin à la forme d’une otarie.

Celui que l’on surnomme parfois le « mangeur d’homme » n’est ainsi responsable que d’une moyenne de 5 morts humaines par an et est donc beaucoup moins meurtrier que d’autres animaux déjà protégés tels que le crocodile ou l’éléphant. Et pourtant, 90% des requins peuplant les mers ont disparu lors de ces 50 dernières années. Alors que Rob découvre l’étendue du trafic d’ailerons de requin, second trafic le plus rentable après celui de la drogue, c’est l’électrochoc : certains pêcheurs utilisent des lignes chargées d’hameçons s’étalant sur plusieurs kilomètres et dans lesquelles s’étranglent les animaux, incapables de respirer, détruisant aveuglement rapidement l’équilibre des écosystèmes marins.